
À 16h30 à la salle de critique (La Fabrique) – local 3153
La Galerie des arts visuels vous propose une rencontre avec le critique d’art Patrice Loubier et l’artiste Guillaume Clermont. C’est sous la forme d’une conversation fertile qu’ils aborderont plusieurs avenues de réflexion dans le contexte de l’exposition de l’artiste à venir à la galerie, du 16 avril au 24 mai 2026.
Cette conversation se nourrit de leur complicité et d’échanges échelonnés sur plus d’une dizaine d’années. Ils évoqueront ici le contexte de leur rencontre et la connivence de leurs champs d’exploration. Bien connu pour le développement du concept d’art furtif, dans les années 2000, Patrice Loubier s’intéressera très tôt au projet Carnets d’errance (Dislocations) de Guillaume Clermont au sein duquel l’artiste abandonne ses tableaux dans divers lieux publics à travers le monde.
Dans la dissémination de ces tableaux, on voit surgir la question de leur mise au jour, de leur partage, de leur possibilité d’exister pour autrui et plus largement de la mise en vue des œuvres dans nos structures de diffusion. Ils aborderont donc ensemble ce corpus et ouvriront la discussion sur certains aspects de la recherche actuelle de l’artiste et l’exposition à venir.
La pratique de Guillaume Clermont se concentre sur des notions telles la répétition, l’abandon, l’autosabotage et l’improbable. Depuis quelques années, il met en place différentes initiatives artistiques ayant pour objectif de développer des modes de diffusion tant autonomes que non-conventionnelles et collectives. Parmi elles, on compte 3152, New Eldorado, le casier et Brussels-Midi Spoor 7 de même que n.w.w.n.n.l.n.o. et The New English Dictionary. En 2023, il publie Ce truc marron au mur, à mi-chemin entre le livre d’artiste et l’essai. Actif au sein du collectif international E IL TOPO jusqu’au moment de sa dissolution, il est membre de la Guilde des artistes. Il poursuit depuis 2024 un projet de recherche-création postdoctoral à l’École d’art de l’Université Laval.
Patrice Loubier est critique d’art, commissaire indépendant et professeur associé au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il s’est intéressé dans ses travaux à l’installation, à l’art conceptuel, à l’intervention urbaine et aux pratiques dites furtives, que ses écrits ont contribué à faire émerger dans le discours critique. Avec Anne-Marie Ninacs, il est d’ailleurs à l’origine des Commensaux, programmation spéciale du Centre des arts actuels Skol (2000-2001) consacrée aux démarches interventionnistes et relationnelles. À titre de commissaire, il a contribué à la première édition d’Orange à Saint-Hyacinthe (2003) et à la troisième Manif d’art de Québec (2005), et signé des expositions monographiques sur Martin Désilets (2012) et Mario Côté (2013, 2015). Ses recherches plus récentes portent notamment sur la description comme forme artistique et, dans les dernières années, le caractère plus exploratoire de son travail tend à brouiller les frontières entre recherche, commissariat et création. À l’invitation de la Galerie de l’Université du Québec en Outaouais, il proposait récemment une intervention commissariale à la galerie de l’UQO (2023-2025) à laquelle participaient Guillaume Clermont, Chloé Desjardins, Laurent Marissal et Anouk Verviers.