
Construire, déconstruire et reconstruire des colonnes de torchis aussi hautes que nos corps
Vernissage le samedi 28 février à 15h
Performances: samedi le 28 février de 14h30 à 17h30 et les samedis 7 et 21 mars de 13h à 16h
La Galerie des arts visuels est heureuse de collaborer à Manif d’art 12 – la biennale de Québec, sous le commissariat de Didier Morelli, par la présentation d’un projet performatif et évolutif d’Anouk Verviers. L’artiste met ici en scène un processus cyclique de rupture et de réparation. Elle façonne la chair et les matériaux bruts, reconfigurant des histoires complexes à travers ce qu’elle décrit comme des «expérimentations féministes de science-fiction».
«Dans Construire, déconstruire et reconstruire des colonnes de torchis aussi hautes que nos corps, elle combine différentes manifestations de l’eau, de volumineux monticules d’argile et des corps en mouvement pour évoquer à la fois le «travail des femmes», si souvent rendu invisible, et la «douleur des femmes», peu étudiée sur le plan médical. Dans un effort partagé de sang et de sueur, Verviers convie un groupe de performeuses à prendre soin de l’installation performative – l’œuvre est toujours en mouvement et requiert une hydratation constante. Plus loin, on entend dans une vidéo la voix robotisée de Verviers exposer les fondements théoriques de sa démarche sur des illustrations médicales représentant un ovaire atteint de lésions d’endométriose. L’artiste réhabilite ainsi l’acte du travail cyclique en y entremêlant la politique de la douleur chronique, l’histoire du patriarcat et du sexisme ainsi que les contradictions de l’Anthropocène, dans une recherche de liens de solidarité inspirée par la science-fiction.» (Source: Manif d’art)
Trois performances collectives de construction/déconstruction sont prévues les 28 février, 7 et 21 mars.
L’artiste remercie les performeuses Elie-Anne Gagnon, Annie Lafrenière, Marion Médecin, Élie Papineau et Audrey Séguin pour la joie de performer ensemble, leur enthousiasme et leur engagement; Hsiao-Chien Chiu et Riley Tu pour l’amitié profonde, la joie du travail partagé et les savoirs transmis; Didier Morelli pour sa vision, sa confiance et son soutien; Marie-Christine Landry, Méliane Quessy, Julia Caron Guillemette, Lisanne Nadeau, ainsi que les équipes de Manif d’art et de la Galerie des arts visuels; Jiwan Larouche (atelier de L’Œil de Poisson); l’Atelier La Coulée; la Maison Louis Fréchette; Geraldine Hudson et Ellen King pour la première itération performative de l’œuvre; et Mehdi Moussaoui pour tout le soutien. L’artiste tient également à remercier le ministère de la Culture de Taiwan (R.O.C.) pour leur contribution. La Galerie tient à souligner la précieuse contribution de Nicolas Désy, technicien en travaux d’enseignement et de recherche, spécialiste en audiovisuel, à l’École d’art.
Artiste interdisciplinaire, performeuse et chercheuse Anouk Verviers développe une pratique socialement et écologiquement engagée entre Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal et Londres. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2017) et d’une maîtrise en beaux-arts (MFA) du Goldsmiths, University of London (2023) au cours de laquelle elle a reçu une bourse de recherche du FRQSC (2021), le prix Chelsea Arts Club Award (2022), le Goldsmiths Junior Fellowship (2023) et le prix ACME Goldsmiths Award (2023). Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions individuelles et collectives, de résidences, de performances, de projets avec la communauté et de projections au Canada, au Royaume-Uni et en Suisse. En 2024, elle reçoit le prix Pauline-Desautels et elle est artiste en résidence avec ACME (Londres). Anouk Verviers est membre et initiatrice du groupe de lecture Exhausted Feminist Hybrid Species et artiste-chercheuse au Centre de recherche en innovation et transformation sociale (CRITS) (Odawa/Ottawa).
Site web de l’artiste
Site de Manif d’art12 – Briser la glace
Texte de Ariel Rondeau paru sur le site la revue Espace art actuel en juillet 2026.