
Image: Carnets d’errance (Dislocations), Anvers, Belgique, 2024. Crédits: Guillaume Clermont
On veut pas le savoir, on veut le voir
Vernissage le jeudi 16 avril dès 17h
La Galerie des arts visuels est heureuse d’accueillir le projet On veut pas le savoir, on veut le voir, de Guillaume Clermont du 16 avril au 24 mai.
On veut pas le savoir, on veut le voir propose un regard critique sur les diverses articulations propres à l’art et ses dispositifs. Véritable chassé-croisé entre ce qu’on voit, ce qu’on a vu et ce qu’on ne voit pas, l’exposition reprend l’héritage duchampien des courants artistiques des années 60 et 70 (le Pop Art, le minimalisme et l’art conceptuel) afin de les croiser avec certains archétypes de l’histoire de l’art. Jouant d’un dédoublement asymétrique, les œuvres présentées dans l’espace de la Galerie des arts visuels dialoguent entre elles suivant une logique empruntée au dispositif de la boîte noire et à ses résonances historiques. Ce principe suggère la représentation d’un système donné en faisant abstraction de son fonctionnement interne afin de ne considérer que les interactions générées par celui-ci. Également ancrée dans la répétition de motifs, cette proposition invite donc celui ou celle qui se prête au jeu à se poser une question en apparence bien banale: Que reste-t-il?
La pratique de Guillaume Clermont se concentre sur des notions tels la répétition, l’abandon, l’autosabotage et l’improbable. Depuis quelques années, il met en place différentes initiatives artistiques avec pour objectif de développer des formes de diffusion de l’art qui puissent être tant autonomes que non-conventionnelles et collectives, parmi lesquelles 3152, New Eldorado, le casier et Brussels-Midi Spoor 7 de même que n.w.w.n.n.l.n.o. et The New English Dictionary. En 2023, il publie chez l’éditeur indépendant la centrale edizioni une publication à mi-chemin entre le livre d’artiste et l’essai, Ce truc marron au mur. Actif au sein du collectif E IL TOPO jusqu’au moment de sa dissolution, il est membre de la Guilde des artistes. Depuis 2024, sous la supervision d’Alexandre St-Onge et de Bernard Paquet, il poursuit un projet recherche-création postdoctoral à l’École d’art de l’Université Laval.
Cette exposition est rendue possible grâce à l’aimable soutien de la Guilde des artistes. L’artiste tient à remercier Lisanne Nadeau et l’équipe de la Galerie des arts visuels, plus particulièrement Félix Lanctôt et Marianne Cardinal; de l’École d’art, Nicolas Brault et Jean-François Trudel, Lysane Gagnon et les techniciens : Michel Boucher, Christophe Desmeules-Robillard, Nicolas Désy, Alain Fournier, Francis Labissonnière, Sébastien Lavoie, François Raymond, Jacques Samson, Sébastien Vachon; Nessreen Abbashar, feu François Bazzoli, Muriel Bock, Martine Bouchard et Richard Marier, Paul Brunet, Marilou Crispin, Fiona Darbon Van Maercke, Philip Gagnon, Steve Giasson, Hanan Klei, Frédéric Xavier Liwer, Patrice Loubier, Alexandre St-Onge, Jean-Émile Verdier, enfin, Mario, Jeanne, Agathe, Félix et Daphné.